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VISKASE THAON, DEUX MOTS : ZéRO LICENCIEMENT !

Publié le 2018 M10 6 17:37

Bonne manifestation ce samedi 6 octobre dans les rues de Thaon-les-Vosges (même si maintenant on doit dire Capavenir Vosges ... quel avenir !), la population et les salariés ont répondu à l'appel de l'intersyndicale CGT-CFTC-CFDT-FO.

Rappelons que ce groupe international, qui fait fabriquer dans plusieurs usines dans le monde des boyaux alimentaires, a décidé de fermer totalement 2 lignes de production et une autre à moitié sur Thaon, et d'envoyer en Pologne les machines. Au total 92 postes postes supprimés. Tout le monde a compris que ce n'était que le début et que l'usine thaonnaise entière est dans le collimateur de la recherche du profit maximum.

L'objectif de l'intersyndicale est clair et claque comme un défi aux actionnaires : zéro licenciement ! L'autre site en France, Beauvais, où la CGT est ultra-majoritaire, n'est pas touché, mais il l'a été il y a quelques années. Mais les camarades de la CGT Beauvais ont assuré leurs collègues de Thaon qu'ils sont prêts à agir pour les soutenir.

Le niveau du rapport des forces à instaurer sur Thaon pour empêcher ce carnage devra être très élevé. La direction du groupe envisage de déménager les machines dans le premier trimestre 2019: il est évident qu'il faudra réussir à l'en empêcher. Si les salariés maintiennent leur unité, s'ils savent gagner la solidarité active de la population et des autres salariés, alors un grand pas vers la victoire sera fait.

Quelle sera, durant tous ces mois à venir et aux moments cruciaux de la lutte contre de puissants capitalistes, l'attitude des élus locaux venus se montrer à la manifestation ? On les voit sur la seconde photo, enthousiastes à participer au "clapping" collectif. Le seront-ils tout autant quand il faudra empêcher les machines de partir en Pologne ?

 

La bataille se prépare dès maintenant : la question financière sera importante, et une caisse pour financer les grèves et les actions doit se constituer dès maintenant. Là aussi, la solidarité doit être réelle. Face aux requins capitalistes, les mots ne servent pas à grand chose. Il faut du concret.

Comme l'indique la banderole en tête de cet article : France 26 €, Pologne 6 €, c'est la différence du taux horaire entre un ouvrier à Thaon et un ouvrier en Pologne. Mais l'ennemi des ouvrières et des ouvriers de Viskase-Thaon ce ne sont pas leurs homologues polonais. Leurs ennemis, ce sont les actionnaires du groupe international Viskase. Qu'on se le dise, et qu'on se le répète. Ouvriers thaonnais et polonais : solidarité !