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SACS JAUNES : 1,2,3 VIREZ !!

Publié le 2018 M07 19 20:44

Le Syndicat Mixte Départemental des déchets ménagers et assimilés des Vosges (SMD) est devenu en 2018 EVODIA (Etablissement Vosgien d’Optimisation des Déchets par l’Innovation et l’Action). Sur le site de ce dernier on peut lire de belles phrases comme : « donner un souffle nouveau ». Et encore mieux : « et encore des tonnes, non pas de déchets, mais de surprises tout au long de l’année. Avec Évodia, vous ne jetterez plus comme avant ». Ce sont simplement des salariés qui vont être jetés au chômage, mais comme avant, comme toujours. Quel souffle nouveau !

Les salariés qui trient les sacs jaunes au centre d’Epinal-Razimont, installé depuis 3 ans, exploité par la société Barisien/Suez, viennent d’apprendre que leur entreprise a perdu le marché pour un concurrent, pour un écart de prix de 1 %. Benoît Jourdain, vice-président du Conseil Départemental, est aussi président du Syndicat SMD/ EVODIA. On dit ça, on ne dit rien … Cela représente 50 % de leur travail actuel. L’avenir du site est donc engagé à moyen terme. En grève le 16 juillet, ils ont diffusé un tract dont nous tirons ici les informations.

Le concurrent, CITRAVAL, n’a pas de site de traitement ici, et « promet » d’en construire un sur Chavelot ! On construit, on déconstruit, et on construit à quelques kilomètres ... Quand le bâtiment va, tout va ! Où seront alors triés les sacs jaunes en attendant ? Et voici une série de questions que posent ces salariés.

Pourquoi le SMD a poussé Barisien à reconstruire un centre de tri à Epinal en 2014 (10 millions d’investissement pour une durée de 3 ans !) suite à la destruction par incendie de celui de Vaudoncourt en juin 2013 ?

Quelles sont les garanties du nouveau prestataire quand il affirme investir 10 à 12 millions pour un nouveau site situé à quelques kilomètres de celui d’Epinal ?

Pourquoi construire un carrefour giratoire devant le site, avec de substantielles subventions publiques, alors qu’il va fermer ?

Dans l’immédiat, ce sont 17 personnes qui perdent leur emploi. A terme, ce sont 43 emplois permanents menacés plus une quinzaine d’intérimaires. Il n’y a pas de garanties fermes à ce jour pour la promesse du nouveau prestataire de reprise de la totalité des salariés concernés.

On se souvient du slogan « 1,2,3 Triez ! ». Benoit Jourdain pourrait y ajouter : « en 2018 : 1,2,3, Virez ! » comme le dit un panneau réalisé par ces salariés.